Les immanquables de Dubrovnik

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Dubrovnik, capitale touristique de la Croatie, est célèbre pour ses toits coiffés de tuile rouge. Crédit : marionautourdumonde

 

La perle de l’Adriatique. Le surnom de Dubrovnik est un véritable éloge. Ce port croate, situé à l’extrémité sud du pays, aux portes du Monténégro, est sublime.

Peuplée de 45.800 habitants, la ville possède un aéoroport international relié aux nombreuses capitales européennes. Easyjet et Croatia Airlines, entre autres, proposent des vols en saison depuis Paris (compter 1 heure 30).

Les touristes débarquent surtout pour la vieille ville. Les murailles de l’enceinte fortifiée ont les pieds dans l’eau, d’un bleu limpide. Le soleil chauffe toute l’année la pierre blanche qui habille les habitations. Dubrovnik est belle. Cela se sait et se paye très cher, surtout en été.

En juillet et en août, les rues de la vieille ville sont noires de monde et les places en terrasse se font rares.

Les ruelles sont noires de monde en été. Crédit : marionautourdumonde
Les ruelles sont noires de monde en été. Crédit : marionautourdumonde

Les énormes paquebots mouillent à seulement quelques mètres du vieux port. Ses passagers y débarquent par paquets, entassés sur des bateaux pneumatiques.

Pourtant, il est possible de profiter de la ville en deux-trois jours, sans (trop) se marcher sur les pieds.

1. Arpenter les remparts de la vieille ville tôt le matin

S’il n’y a qu’un jour de la semaine où la grasse matinée vaut d’être sacrifiée, c’est bien celui là.

Dubrovnik se divise en deux parties. La vieille ville, emblématique, est minuscule. Autour d’elle, s’est développée une ville plus moderne. Des petits immeubles sont adossés à la colline jusqu’au principal port, d’où partent les ferrys pour les îles de la côte.

La vieille ville est l’attraction majeure de Dubrovnik. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, elle est protégée par d’énormes murailles de pierre.  Derrière elle, des ruelles invisibles se cachent nichées entre des églises authentiques. C’est là que la masse de touristes défile à longueur de journées.

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La vielle ville est ceinturée par des gigantesques murailles de pierre. crédit : marionautourdumonde
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Au crépuscule, la lumière embellit les lieux. Crédit : marionautourdumonde

 

Des musiciens installés dans l'artère principale donnent un aperçu de la musique traditionnelle croate. crédit : marionautourdumonde
Des musiciens installés dans l’artère principale donnent un aperçu de la musique traditionnelle croate. crédit : marionautourdumonde

La meilleure façon de l’aborder et de prendre de la hauteur. Pour cela, il n’y a rien de mieux que le chemin de ronde.

L’accès est payant, et cher (lire ci dessous). Les horaires varient selon les saisons. Que les lève-tard se rassurent, du 15 juin au 30 septembre, les remparts ouvrent à 9 heures. Pour information, en août, il fait déjà chaud à cette heure là.

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La ville se dévoile aux pieds du chaland. crédit : marionautourdumonde
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Des dizaines d’églises témoignent de l’importance de la religion dans l’histoire passée de la ville, mais aussi dans son présent. crédit : marionautourdumonde

 

S’il est possible de d’asseoir en chemin, le site est en revanche très peu ombragé. Facilement accessible, il comporte tout de même quelques escaliers difficiles pour les personnes âgées ou les enfants.

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Le chemin permet de prendre de la hauteur. Crédit : marionautourdumonde

 

La balade se fait à votre allure. Personnellement, il nous a fallu un peu plus de deux heures. Et plusieurs centaines de photos (oops I did it again).

Pratique : l’entrée se situe aux portes de la vieille ville, à droite. Le ticket se paye sur place. Tarif (janvier 2015) : 100 kuna/adulte ; 30 kuna/enfant ; réduit pour les groupes, les soldats croates (si, si!), les policiers et les journalistes.

2. Admirer la ville depuis le téléphérique

Le téléphérique relie la ville à la colline en quelques minutes. Crédit : marionautourdumonde
Le téléphérique relie la ville à la colline en quelques minutes. Crédit : marionautourdumonde

 

Une fois la ville découverte à ses pieds, le visiteur peut prendre de la hauteur.La côte dalmate n’est ni plate, ni linéaire. Découpée et rocailleuse, la ville est surplombée de montagnes. Le relief fait partie de l’identité de la ville. Durant le conflit de 1991, les habitants s’étaient réfugiés sur les hauteurs afin de fuir les bombardements.

Un téléphérique relie les deux villes. L’ascension dure trois minutes. Et à l’arrivée… la vue est imprenable.

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La vieille ville de Dubrovnik, et plus loin Lokrum. Crédit : marionautourdumonde
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La vue est imprenable. Crédit : marionautourdumonde

 

Il est possible de prendre un verre ou de manger là-haut.

Si possible, le faire pour le coucher du soleil. Les silhouettes des iles se dessinent élégamment au loin.

Pratique :  le téléphérique part à l’extérieur des remparts, près de la route qui vient de l’aéroport (et du Monténégro). Tarif (en 2015) : 100 kuna/ adulte pour un aller-retour ; 50 kuna/ enfant. Le site internet :  http://www.dubrovnikcablecar.com

Astuce : il est possible de payer un aller (60 kuna/ adulte ; 30 kuna/enfant) et de faire le chemin inverse à pieds. Un sentier relie les deux. Ca grimpe un peu…

3. Un bain de fraîcheur à Lokrum

Dubrovnik a tout de même un point faible : son absence de plages. Le peu qu’elle possède consiste plutôt en des bouts de rochers découpés autour des remparts. Le plus simple est d’embarquer pour Lokrum.

Située juste en face de la vielle ville, Lokrum est un ilôt rocheux recouvert de pins. L’ombre ne manque pas et le site est assez préservé.

Lokrum est un îlot rocheux atteignable en dix minutes de bateau. Crédit : marionautourdumonde
Lokrum est un îlot rocheux atteignable en dix minutes de bateau. Crédit : marionautourdumonde

Il est interdit d’y passer la nuit. Tout le monde doit repartir avant la fin de la journée comme il est arrivé : par bateau. La traversée prend une dizaine de minutes. Il y a un bateau toutes les demi heures en août.

Une fois débarqué, le plus dur reste de dénicher un bon spot. La façade ouest est très populaire. Des échelles permettent d’accéder à la mer. Les rochers servent de plongeoir et de spots pour y étaler la serviette. Par contre, le coin n’est pas idéal pour les enfants.

L'eau transparente appelle au plongeon. Crédit : marionautourdumonde
L’eau transparente appelle au plongeon. Crédit : marionautourdumonde
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Les plages se font rares sur l’île. Il est chose aisée d’allonger sa serviette sur les blocs rocheux. Crédit : marionautourdumonde

 

La côte ouest est dédiée aux naturistes. Un panneau à l’entrée rappelle que le port de maillot y est interdit.

Lokrum serait un petit coin de paradis si la tranquillité n’était pas perturbée par le couloir aérien situé juste au dessus…

Pratique : départ en petit bateau du port de la vielle ville. Plusieurs compagnies proposent l’escapade. Tarif ; autour de 35 kunas en 2013. En été, il est préférable de venir en avance pour s’assurer une place.

4. Se perdre dans les ruelles pour manger un bout

Victime de son succès, Dubrovnik pratique une fourchette de prix qui va du simple au double. Les abords du vieux port et de la rue principale sont les plus dangereux pour le porte-monnaie. Il est très facile de se faire arnaquer (un café dégueu à 4 euros, merci). Le conseil est simple : il faut s’en éloigner. Et parfois, il n’est pas nécessaire d’aller très loin.

Soyons honnête, nous avons suivi les conseils du Routard pour dénicher ce premier très bon restaurant. Les autres jours, nous avons suivi le même principe, mais cette fois en scrutant les menus affichés.

Un plateau de charcuterie et de fromage accompagné de deux grandes bières pour quelques euros. Banco.

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La charcuterie et la bière croates n’ont rien à envier à leurs voisins européens. crédit : marionautourdumonde

 

L’allée principale regorge de restaurants chers et pas tous très fins. Bien vérifier avant…

5. Embarquer pour les îles Elaphites

La visite de Dubrovnik peut se faire en deux jours (plus en comptant les musées). L’idéal est de prendre un ferry pour les îles Elaphites, l’archipel le plus proche de la ville.

Les îles Elaphites sont au nombre de treize. Seules trois sont habitées : Koloèm, Sipan et Lopud. Cette dernière est facilement accessible et vaut le coup d’oeil.

Des ferrys partent plusieurs fois par jour du port moderne de Dubrovnik. Des bus relient la vieille ville au port, situé dans le quartier de Gruz. A pied, il faut compter une demie-heure et ça descend !

Lopud est l’île la plus fréquentée. Un ferry y mène en trois quart d’heure. Il débarque les visiteurs au port. De là, tout est facilement accessible à pied.

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Le port de Lopud. crédit : marionautourdumonde

 

D’une surface de 4 km2, l’île possède des plages toutes accessibles en quelques minutes. Les chemins mènent au coeur d’une forêt de pins. Peu larges, ils frôlent les habitations et permettent d’en apercevoir la configuration.

La Dalmatie dispose de peu de plages de sable. Lopud ravira les inconditionnels, puisqu’une plage de sable noire se trouve au sud-est. Peu profonde, l’eau est idéale pour les enfants. Des restaurants y ont pignon sur… sable.

NB : d’autres îles (Mljet, Korcula) sont accessibles depuis Dubrovnik. Un article en parlera très bientôt.

Pratique :  Un bus direct relie l’aéroport à la vielle ville, mais aussi au port de Gruz, toutes les demi-heures. Plusieurs compagnies proposent des tickets depuis l’aéroport aux prix sensiblement identiques.

Le site officiel de la ville est pratique pour une première approche.

 

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